Maman, papa, comment on fait les bébés ?

Revue de livres pour parler de sexualité à nos enfants

Surprise maman ! Le grand jour est arrivé où ton enfant se demande comment on fait les bébés ! Tu ne sais pas trop comment t’y prendre, quoi dire ou ne pas dire ? Ou pire, tu as une folle envie de fuir le sujet en prétextant avoir autre chose à faire comme, sortir les poubelles ?

Et toi, papa, si ton pré-ado présente des signes plus qu’évidents qu’il est temps d’aborder le sujet, sauras-tu quoi lui dire ? Et s’il refusait clairement d’avoir ce genre de discussion avec ses parents ? Saurais-tu comment t’y prendre ?

À notre époque, avec toutes les possibilités que la vie propose, on peut parfois avoir l’impression de s’y perdre un peu et de ne plus être à la hauteur pour offrir les meilleures explications possibles.

Heureusement, quelques règles de base ne changeront jamais ! Tout d’abord, chers parents, arrêtez de vous mettre de la pression ! Rien ne presse ! Vous pouvez attendre que les questions viennent de l’enfant. Un enfant qui pose une question est prêt à entendre la réponse et les bons termes. Pas grave si vous n’avez pas la bonne réponse ou pas de réponse du tout. L’important c’est de lui démontrer que vous êtes ouverts à cette discussion et que vous reviendrez avec une réponse.

Vous voudriez provoquer les discussions ?  Vous ne savez pas si votre ado est bien informé ? Il y a tant à savoir ! Le consentement, les moyens de contraceptions possibles, l’orientation sexuelle, toutes les façons possibles de faire des bébés, les ITS, les abus etc… Il y a tant de possibilités, Il y a tant à dire, c’est à si perdre !

Que vous soyez une famille ouverte ou plus timide avec ces sujets, nous vous proposons de profiter des différents livres abordant ce thème et adaptés à l’âge des enfants. Les livres sont magiques ! Vous voulez provoquer une discussion ? Laissez à la portée de main, dans une pièce commune ou près de la toilette, des livres adaptés à l’âge de l’enfant. C’est un bon moyen de fournir de l’information, d’éveiller la curiosité ou d’amorcer une discussion.

Vous voulez simplement trouver les bonnes réponses à leurs questions, effectuer des recherches à travers ces ouvrages ? Ils ont été écrits par des sexologues et des auteurs qui abordent le sujet de la sexualité de façon adaptée selon l’âge de l’enfant et selon les valeurs des parents.

Pas besoin de dépenser des fortunes ! A votre maison de la famille, il y a tout ce dont vous avez besoin.

Alors, plus de raison de fuir ! Passe nous voir à l’accueil de Cible Famille et viens fouiner dans notre prêt de livres !

Par Nancy Sarrazin, Animatrice-intervenante à Cible Famille Brandon

Les droits qui font grandir nos enfants, et si on en parlait en famille ?

Nos enfants ont souvent beaucoup d’opinions : sur ce qu’ils veulent manger, l’heure du coucher, ou la couleur de leur linge…

Au-delà de ces petites revendications, ils ont aussi de vrais droits, partout, en tout temps.

Depuis la Convention relative aux droits de l’enfant adoptée par l’Organisation des Nations Unies en 1989, on reconnaît entre autres que, partout à travers le monde, chaque enfant a le droit de grandir en santé, protégé, écouté et respecté.

Ces droits ne sont pas des privilèges. Ils existent pour que chaque enfant soit libre de devenir qui il est.

Comme parent, nous jouons un rôle essentiel pour les faire vivre au quotidien, simplement, dans nos gestes, nos mots, nos actions et nos choix de tous les jours.

Grandir en santé et en sécurité

Chaque enfant a le droit d’être soigné, nourri correctement et de vivre dans un environnement sécuritaire, protégé de la violence et la négligence.

On peut en parler à la maison, par exemple en lui apprenant que son corps lui appartient, qu’il a le droit de dire non s’il ne se sent pas à l’aise, et qu’il peut toujours parler à un adulte de confiance s’il vit quelque chose de difficile.

Parce qu’un enfant qui se sent en sécurité, c’est un enfant qui ose explorer, apprendre et s’épanouir.

Apprendre, jouer et se développer

L’enfant a le droit à l’éducation. Mais il a aussi le droit de jouer, de se reposer, de se développer à son rythme. Il peut ainsi développer sa personnalité, ses talents et ses compétences.

Pour cela, on valorise la curiosité, on célèbre les efforts plutôt que les résultats. On lui laisse de l’espace pour rêver.

Être informé, entendu et respecté

Déjà tout petit, l’enfant a ses propres opinions. Et parfois même de solides arguments pour se coucher tard ! Bien sûr, on ne cède pas à tous ses caprices et il ne décide pas de tout. On écoute ce qu’il a à dire, puisqu’il a le droit d’avoir son opinion, de penser différemment et d’être entendu, notamment dans les décisions qui le concernent. Il a également le droit d’être informé et de savoir ce qui est important pour son bien-être.

Être écouté sans jugement, lui montrer que ses émotions sont légitimes, c’est ce qui lui donne confiance en lui et lui apprend à écouter les autres à son tour. En grandissant, être bien informé lui permettra de faire des choix éclairés.

Vivre dans un monde juste

L’enfant a le droit de grandir dans un monde où il est protégé de la discrimination, de la pauvreté et la violence.

À travers des situations du quotidien, les dessins animés ou les livres, on peut aborder la solidarité, l’équité, le respect des différences et la justice.

C’est en grandissant dans la bienveillance qu’il apprend lui aussi à construire un monde plus juste.

Et à la maison, comment on en parle ?

On profite d’une lecture, d’un événement du quotidien ou d’une interrogation de l’enfant pour ouvrir le dialogue. On l’écoute, lui demande ce qu’il en pense, lui explique. Parler des droits des enfants, c’est surtout parler de respect, d’empathie et de bienveillance. Plus on en parle tôt à son jeune et plus ces valeurs grandissent avec lui. Et bien sûr, on montre l’exemple…

Parler des droits à la maison, c’est dire à nos enfants qu’ils ont de la valeur et qu’ils méritent le respect. En abordant ces conversations, on nourrit la confiance et on sème les graines du respect, de l’ouverture et de la justice. Parce qu’un enfant qui connait ses droits deviendra un adulte qui respectera ceux des autres.

À Cible Famille Brandon, chaque année, le 20 novembre, nous célébrons la Journée nationale de l’enfant. À cette occasion nous créons du matériel qui peut être utilisé à la maison pour aborder ce sujet.

Par Sophie Seguin, responsable des communications et du développement à Cible Famille Brandon

Le jour où je suis entré à la garderie

Il y a quelques semaines, il s’est passé quelque chose de spécial. Papa et maman m’ont dit qu’on allait à la garderie.

Moi, je ne savais pas ce que c’était.

Quand on est arrivé ce matin-là, j’ai vu une jolie maison. Je ne l’avais jamais vue avant. On est entré. Il y avait plein de jouets et de couleurs. Et des enfants, des petits comme moi et des plus grands aussi.

J’ai commencé à sentir des papillons dans mon ventre. Mais pas les drôles de papillons qui chatouillent. Ceux qui font peur. J’ai serré maman.

Des adultes sont venus nous voir, ils souriaient. Ils ont parlé un peu avec mes parents. Moi je n’écoutais pas. Caché dans les bras de maman, je regardais les enfants.

Puis papa et maman m’ont fait un très gros câlin et ils sont partis. Ils ont dit qu’ils reviendraient me chercher plus tard. J’ai eu peur et mes larmes sont montées. Et j’ai pleuré sans bouger, en serrant très fort mon doudou.

L’éducateur m’a pris dans ses bras en me souriant gentiment. Il me parlait doucement. Je ne comprenais rien à ce qu’il disait, mais je sentais qu’il était gentil. Il me rassurait et je me suis senti mieux.

Il m’a posé à terre et une éducatrice m’a invité à venir jouer avec elle et les autres enfants. Elle semblait très gentille et les enfants s’amusaient beaucoup. Alors, j’y suis allé timidement.

animateur garderie

On a fait des tours avec des blocs, on a joué avec des toutous et des petites autos, les autres enfants étaient gentils. Et au moment de la collation, je ne pensais plus à pleurer. Ce jour-là, on a aussi fait du bricolage, on a chanté des chansons et j’ai tapé dans mes mains, et j’ai même rigolé avec les autres enfants. On a aussi pris le temps de se reposer et de faire un petit dodo, et là encore, je serrais mon doudou très très fort. Après on a joué dehors.

Puis maman et papa sont revenus, comme ils avaient promis. Et là, j’étais vraiment très content et j’ai sauté dans leurs bras.

Puis un autre jour, on est retourné à la garderie. J’avais encore peur au début et j’ai pleuré un peu. Mais je me suis bien amusé. Ensuite, à chaque fois que mes parents m’amenaient à la garderie, j’étais super content de voir mon éducateur et mon éducatrice et tous mes nouveaux copains.

Alors, si toi aussi tu vas bientôt aller à la garderie, je peux te dire que même si au début ça fait peur, les éducatrices et éducateurs sont incroyablement gentils, ils sont aussi rassurants et doux que ton doudou préféré et ils ont plein d’idées de jeux super drôles ! Et puis, tu vas sûrement y rencontrer de nouveaux amis et y vivre plein de belles aventures.

Moi je te le dis…tu vas aimer ça ta garderie !!

Par Sophie Seguin

Responsable des communications et du développement à Cible Famille Brandon

Coéquipiers dès le départ… pour un meilleur partage des tâches !

La préparation à l’arrivée d’un enfant… ce n’est pas juste se préparer à l’accouchement et aux soins de bébé. Dès la grossesse, les parents anticipent qui y aura potentiellement une remise en question de la façon de se distribuer les tâches.  Ils savent qu’elles augmenteront, que beaucoup de temps sera investi pour les soins au bébé, que maman qui donnera naissance devra récupérer pendant quelque temps… Avec cela arrive le besoin de parler de partage des tâches et des responsabilités, de la charge mentale, de la gestion du temps, du réseau de soutien, etc.

Les papas sont aujourd’hui beaucoup plus impliqués qu’autrefois dans les tâches ménagères et les soins aux enfants (ci-dessous nommé responsabilité parentale). Pourtant les mères nomment encore être submergées par le poids de la charge mentale, qu’on appelle aussi le travail invisible.

 

Regardons quelques statistiques du portrait Être parent au Québec en 2022, fait à partir de l’Enquête québécoise sur la parentalité, 2022.

Partage des responsabilité parentales :

  • 52,1% des parents mentionnent que les responsabilités sont partagées à parts égales ou presque ; les pères sont toutefois plus nombreux que les mères à affirmer cela (62,2% c. 42,2%)
  • 1,2% des mères affirment que leur conjoint assume le plus de responsabilités, tandis que 33,5% des pères affirment que c’est leur conjointe qui en assume davantage
  • 56,7% des mères disent en assumer plus que leur conjoint, alors que 4,2% des pères disent en assumer plus
  • Certaines responsabilités sont largement assumées par les mères : a) s’assurer de l’habillement et de l’apparence des enfants (71,3% de mères c. 2,8% de pères), b) participer aux rencontres de parents (62,7% de mères c. 8,5% de pères) et c) s’occuper d’un enfant malade (69,4% de mères c. 9,7% de pères).

Partage des tâches domestiques et ménagères :

  • 61,3% des parents mentionnent que les tâches ménagères et domestiques sont partagées à parts égales ou presque; les pères sont toutefois plus nombreux que les mères à affirmer cela (66,8% c. 55,8%)
  • 7,2% des mères affirment que leur conjoint assume le plus de tâches, alors que 12,6% des pères affirment que leur conjointe en assume davantage
  • 37% des mères disent en assumer plus que leur conjoint, alors que 20,6% des pères disent en assumer plus
  • Toutes les tâches sont genrées, mais certaines le sont davantage, comme laver les vêtements et faire le ménage qui est assumé toujours ou le plus souvent par 65% des mères (10,3% des pères), comparativement à effectuer les travaux extérieurs et l’entretien du domicile et de la voiture qui est assumé toujours ou souvent par 83,1% de pères (6,7% par les mères).

Sachant cela et en entendant les besoins des parents, Cible Famille Brandon a élaboré du matériel pour soutenir les couples dans leurs discussions sur le partage des tâches et des responsabilités en période périnatales, ce sont les ateliers Coéquipiers dès le départ.[1] Par ailleurs, afin d’être bien au fait des besoins et des réalités des futurs et nouveaux parents concernant le partage des tâches et des responsabilités familiales, la première étape du projet a été de former des groupes de discussion qui nous ont permis de recueillir les expériences et réflexions de 9 mères et 8 pères sur le sujet.

Depuis janvier 2025, les ateliers sont maintenant disponibles, soit le groupe en prénatal et le groupe en postnatal. Au cours des rencontres, les participants peuvent échanger avec d’autres parents et :

  • mieux comprendre les concepts de coparentalité, tâches et responsabilités, charge mentale
  • recevoir des outils permettant de faire leur autoportrait sur la répartition des tâches, des responsabilités et de la charge mentale
  • réfléchir à la gestion du temps, aux changements à prévoir et à la préparation d’un réseau de soutien en vue de l’arrivée de bébé
  • prendre conscience de l’importance de la communication pour devenir une meilleure équipe
  • trouver des pistes d’amélioration pour augmenter le niveau de satisfaction de chacun.

Voici des témoignages de parents ayant participé :

  • il y a des points à discuter et approfondir avec le·la conjoint·e pour favoriser et préparer l’arrivée du bébé
  • la communication est importante, il faut se nommer les choses
  • parfois, la perception n’est pas la même pour tous les membres de la famille
  • l’équité est l’aspect le plus important pour assurer la satisfaction des parents dans le partage des tâches, même s’il peut paraître être inégal (en temps).
  • Les outils sont super intéressants. On désire les intégrer et les ajuster à notre réalité.
  • L’atelier nous a permis de partager avec d’autres parents et on se rend compte qu’on vit les mêmes choses.

Comme on dit à la Maison de la famille : « les enfants ne nous arrivent pas avec le manuel d’instruction ». On apprendre à être parents et coparents au jour le jour. Et une bonne équipe parentale, ça se prépare dès le départ !

Surveillez notre page Facebook pour voir les dates des prochains groupes, en prénatal et en postnatal.

[1] Ce projet a été rendu possible grâce au soutien financier du Gouvernement du Québec/Secrétariat à la condition féminine, dans le cadre de la Stratégie gouvernementale pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Par Nathalie Patry

Coordonnatrice des activités et services volet Centre de ressources périnatales et intervenante responsable de Cible Famille Brandon

Garder leur cerveau éveillé aux apprentissages pendant les vacances

Youpi ! C’est le début des vacances, fini la routine scolaire, les études et les efforts !

Enfin le repos ! Mais que se passera-t-il avec cette magnifique machine qui a été stimulée durant toute l’année ? De quoi va se nourrir cette partie ultime du corps humain essentielle à son bon fonctionnement ? Rappelle-toi : comment tu te sentais à ton retour au travail ou à l’école après un long congé ? Tu sais le sentiment de ne se souvenir de rien, le brouillard total…

Au secours ! Évite la dégringolade du savoir de ton enfant, c’est trop important ! Même en période de vacances, le cerveau a besoin d’un petit coup de main pour rester allumé et actif. C’est prouvé, un cerveau stimulé durant l’été gardera ses acquis et le retour en classe se fera plus facilement ! J’en connais un qui va te remercier d’en avoir pris soin.

Tu dois te demander quoi faire durant l’été, comment garder ce beau cerveau bien allumé ? Ne t’inquiète pas, j’ai la solution pour toi.

D’abord, sache qu’il ne sera pas nécessaire de garder les enfants assis à table ou de faire l’école à la maison, ce sont les vacances après tout !

Je vais te présenter deux organismes qui sont passionnés par l’éducation et qui offrent mille et une activités à faire durant l’été. Je te suggère fortement d’aller les visiter en ligne avec les enfants.

Mon 1er préféré, le site de LA CLEF. Coloré, animé, dynamique, il offre une série de vidéos avec une pointe d’humour, de trucs de parent et des idées d’activités plus créatives les unes que les autres à faire avec les enfants.

La CLEF : Thématiques Archive – La CLEF

Tu y trouveras des activités amusantes, comme :

Idées simples pour compter, lire et écrire en famille

Bricolages et activités créatives à faire pendant la semaine de relâche

Nos meilleures idées pour apprendre à compter, lire et écrire avec la nature

8 jeux pour occuper votre enfant dans une salle d’attente

Des idées pour passer du bon temps avec les grands-parents

5 bons trucs pour faciliter la routine du soir de votre enfant

Mon 2e préféré, c’est le site du CREVALE : https://www.crevale.org/boite-a-outils/par-projet/?t=la-glissade-de-lete

Il offre une multitude d’idées d’activité à intégrer dans les vacances d’été sans ajouter de charge supplémentaire. C’est le ministère de l’Éducation qui a demandé au CREVALE d’élaborer des stratégies qui aideraient les enfants à maintenir leurs acquis scolaires durant les vacances pour prévenir le phénomène de ce qu’il appelle la « glissade de l’été ».

En voici quelques exemples :

Fiche d’activités pour la maison

Fiche de jeux à jouer sur la route des vacances

Fiche d’activités pour le camping

S’amuser avec les lettres, les mots et les livres…

S’amuser avec les chiffres, les nombres…

Faire des expériences scientifiques

Lire une histoire le soir

Jouer avec les sons et les rimes en voiture

Inventer des récits autour du feu

Encourager les questions et les découvertes en balade en forêt

C’est presque trop facile pour ne pas les utiliser ! Imagine l’impact de tous ces beaux moments passés en famille ! Ils vont contribuer à tisser des liens serrés, surtout après une année scolaire mouvementée. Faut bien se retrouver ! En plus de nourrir les plaisirs de passer du temps ensemble, ce sont des gestes simples, mais, surtout, d’une grande puissance affective et intellectuelle qui préviendront la glissade de l’été!

Bon été tout le monde !

Par Nancy Sarrazin, Animatrice-intervenante à Cible Famille Brandon

La jeunesse : l’avenir de notre planète !

Beaucoup de jeunes (et moins jeunes) se sentent impuissants face à la crise climatique, et pourtant… la jeunesse a le pouvoir d’apporter un vent de changement positif sur le monde !

Pour éviter à nos enfants le stress relié aux problèmes environnementaux et « l’écoanxiété »[1], on pourrait être tenté d’ignorer le sujet pour les protéger. Pourtant, leur jeunesse leur donne la flexibilité et la créativité nécessaires pour être de puissants acteurs du changement.

Il est important de les soutenir dans leur cheminement pour prendre soin de notre environnement.

Voici quelques pistes :

Jouer dehors !

« On protège ce que l’on aime et pour aimer la forêt, il faut passer du temps dedans ! »

Voici ce qu’en dit Milaine Brousseau-Ouellette, ancienne marraine d’allaitement des Mères Veilleuses de Cible Famille Brandon, et co-fondatrice du Centre d’apprentissage libre en forêt Arborescence.

Comme nous le rappelait Sophie, dans son article sur la balade en nature, le temps passé en nature permet de développer des connaissances, une curiosité et une appréciation de notre environnement.

Quand on côtoie les arbres, les cours d’eau, les animaux…, on développe un lien d’attachement avec eux. On sent alors qu’on est responsable d’en prendre soin.

S’informer 

Regarder des documentaires animaliers, s’extasier devant les merveilles de la nature, explorer des encyclopédies, voilà autant de moyens d’en apprendre davantage sur le grand mystère de la vie.

Prenons aussi le temps de chercher des bonnes nouvelles !

S’informer, ce n’est pas seulement écouter les médias qui nous annoncent des catastrophes… Par exemple, le média unpointcinq fait du « journalisme de solutions » en s’intéressant uniquement à l’action climatique, ici au Québec, et en présentant des solutions concrètes à la crise climatique.

Agir

Devant les mauvaises nouvelles et l’inaction des gouvernements, on peut être envahi par les émotions négatives et le découragement… Pourtant, la meilleure façon de changer les choses est de le faire soi-même !

Clover Hogan, jeune militante environnementaliste australienne, fondatrice de Forces of Nature, l’exprime bien : « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est de voir des gens ordinaires s’impliquer, parce que les enjeux sont tout simplement trop importants pour qu’on reste en marge de ces questions. L’écoanxiété est une réaction très saine et ces jeunes, s’ils n’ont pas de moyens pour traduire ces sentiments en actions, ils ou elles vont être habité·e·s par le désespoir et le ressentiment à l’égard du monde. » [2]

Chaque personne a un rôle à jouer, selon ses capacités et aptitudes. Valorisons le potentiel de nos jeunes, qui ont beaucoup de créativité.

Aidons nos enfants à identifier les questions qui leur tiennent le plus à cœur et ce qui peut être fait pour y répondre.

On peut bien sûr commencer par changer nos habitudes, en consommant moins d’énergie, en favorisant la récupération, la réparation et la réutilisation des vêtements et autres objets de notre quotidien.

Mais c’est l’action collective qui permet d’avoir un impact encore plus grand et porteur de changements significatifs à long terme. Ça peut être à petite échelle, comme instaurer du compost et un jardin à son école, ou au niveau de la communauté et de la société, comme participer à des assemblées ou des manifestations citoyennes, réclamer plus de transport collectif et alternatif, freiner la pollution d’une industrie, etc.

En somme, qu’on soit enfant ou adulte, il est normal de se sentir triste quand on constate les problèmes environnementaux… mais nous avons tous et toutes un rôle essentiel à jouer et la responsabilité d’être les GARDIENNES et GARDIENS de NOTRE PLANÈTE. AGIR permet de sentir qu’on peut FAIRE une DIFFÉRENCE !

 

Par Mélissa Leblanc, Animatrice périnatalité et consultante en lactation IBCLC pour Cible Famille Brandon

 

[1] L’écoanxiété réfère à des sentiments de stress, d’accablement, de peur et de chagrin face à la crise climatique et écologique.

[2] https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-02-08/une-ecologiste-pas-comme-les-autres.php

Suggestions de lectures et d’activités :

Laboratoire des jeunes journalistes en environnement : Il rassemble des articles de jeunes de niveau secondaire qui parlent d’initiatives inspirantes de lutte et d’adaptation aux changements climatiques.

Environnement jeunesse vise à conscientiser les jeunes du Québec aux enjeux environnementaux, à les outiller à travers ses projets éducatifs et à les inciter à agir dans leur milieu. 

Les Éditions KATA offrent des albums et des romans graphiques qui donnent des outils aux jeunes de 4 à 14 ans pour affronter les changements actuels et les cataclysmes à venir. Pour encourager l’humanité vers une plus grande empathie ou pour trouver une porte de sortie.

Une bibliothèque pleine de trésors : Spécial paternité

À Cible Famille Brandon, nous avons la chance d’avoir une grande bibliothèque avec des bijoux de livre. Nous offrons à nos membres, comme vous le savez, le prêt de livres sur divers sujets tels que : le sommeil de bébé, la sexualité (comment l’expliquer aux enfants et aux ados) et même des bandes dessinées !

 Je voulais prendre 2 minutes de votre temps pour vous parler de nos livres sur la paternité. Je sais que la vie va vite, donc je vous ai fait un petit résumé pour vous aider à faire votre choix.

PAPA par-ci, PAPA par-là et PAPA 24/7

Ces deux livres sont écrits par un comédien et conférencier connu (OH, je vous garde la surprise). On y parle des situations de la vie quotidienne avec des enfants qui ne sont pas toujours simples, mais de façon comique. L’humour est son cheval de bataille dans sa parentalité, et ce dans toutes les situations possibles (ou presque). Le tout accompagné d’anecdotes de la vie de tous les jours. À lire avec une bière… eh, je voulais dire du lait !

Enquête de paternité

Un livre riche d’expérience, de masculinité de toute part et d’amour. Si vous avez le goût de lire un livre écrit par plus de 52 hommes, voilà votre chance ! De Jean-René Dufort à Marc Hervieux, en passant par Luc Picard et Patrick Senécal, chaque page parle de la relation d’un enfant avec son père ou une personne significative dans sa vie. On parle du beau, mais aussi du moins beau de ces relations, avec une vision qui est propre à chaque artiste.

Devenir père

Un livre utile pendant la grossesse, mais également pour l’après. Les sujets sont variés : de communiquer in utero au nom, prénom et identité sociale, en passant par votre bébé qui communique avec vous et le partage des tâches. Vous aimez approfondir vos connaissances?  Vous apprendrez plein de trucs, comme quelle est la capacité de l’appareil digestif de bébé ou à combien de pulsation par minute bat son cœur?  Un livre parfait pour le papa impliqué et curieux que tu es !

Les 101 secrets d’un père cool

Tu as toujours voulu savoir comment faire revenir un boomerang, comment faire un bateau en papier ou encore, comment identifier un serpent venimeux ? Voilà le livre pour toi ! Ton enfant va te trouver tellement cool parce que tu vas savoir TOUT faire grâce à ce livre. L’apprentissage se fait à tous les niveaux.

Moi aussi, j’attends un enfant ! Le guide du futur papa

Voilà, ta blonde arrive avec un bâton dans les mains et deux lignes sont bien visibles. Félicitations, tu seras PAPA ! Dans cet ouvrage, on prend le temps de passer en revue tous les mois de la grossesse avec leurs spécificités.

Par exemple, pour les premiers mois, on t’offre des idées de recettes à cuisiner et les achats utiles à faire (et surtout pour quoi). Pour chaque mois, on t’explique brièvement l’état physique et émotif de ta conjointe ainsi que l’état de votre bébé.

Devenir papa : C’est quoi, être père aujourd’hui

Ce bouquin parle du « devenir papa » dans tout ce que cela implique y compris l’aspect génétique. On y parle du syndrome de la couvade, de la diversité des modèles paternels avec des exemples concrets ou même du fait de passer d’une vie de couple à une vie de famille.

Attention : PAPA droit devant

C’est un livre humoristique avec du pratico-pratique. Tu veux savoir si tu dois faire des cours prénataux, on te répond. Tu veux savoir comment bébé dort, on te répond. Tu veux savoir si vous allez avoir une vie sexuelle pendant la grossesse ou après, on te répond. C’est facile de même. Tu as une question, ce livre a LA réponse.

L’avantage de cet ouvrage ce sont les conseils « punch » et rapides à lire.  Les sujets vont de la grossesse jusqu’à ce que bébé soit arrivé, donc des hormones de maman aux purées/DME (diversification alimentaire menée par l’enfant) de bébé en passant par le bain.

Voilà une belle sélection de livres sur la paternité que nous prêtons à Cible Famille Brandon. Vous en voulez un ? C’est très simple, il faut être membre et venir les chercher du lundi au vendredi. C’est presque plus facile qu’à la bibliothèque !

Attention messieurs, à vos livres. Prêt PAPA prêt, lisez !

Par Marybel Bergeron, Animatrice-Intervenante à Cible Famille Brandon

Favoriser la positivité de ton enfant : 5 astuces efficaces pour cultiver l’optimisme

Élever un enfant optimiste et résilient est l’un des plus beaux cadeaux à lui faire.

La positivité, en plus d’améliorer le bien-être mental, aide aussi à surmonter les défis de la vie.

Voici 5 astuces pratiques pour cultiver l’optimisme de ton jeune et l’aider à cheminer dans la vie avec le sourire.

1. Développez la gratitude

Apprend à ton enfant à apprécier les petites choses de la vie.

Faites-en ensemble une routine quotidienne. Chaque soir avant le dodo, demande à ton enfant de nommer 3 choses pour lesquelles il est reconnaissant. Ça peut être de toutes petites choses simples ou des choses plus importantes.

La gratitude aide à focaliser l’attention sur le positif et à apprécier ce que l’on a. Ça permet de prendre conscience de tous les petits bonheurs du quotidien.

Et ton enfant s’endormira sur une note positive !

2. Le renforcement positif

Sois positif envers ton enfant : que ça soit un encouragement, un compliment ou la reconnaissance d’une de ses actions, cela augmentera son estime personnelle. « Tu es capable », « Je t’aime », « Tu peux réussir », « J’ai confiance en toi », « Merci de m’avoir aidé, tu es gentil » vont lui donner confiance et lui apprendre qu’il mérite le meilleur.

Apprend lui aussi à s’approprier ces affirmations « Je suis capable », « Je suis courageux »… et à développer une vision positive de lui-même.

3. Encourage la résolution de problèmes

Aide ton enfant à voir les difficultés non comme des problèmes, mais comme des défis et des opportunités d’apprentissage. Plutôt que de se concentrer sur l’échec, encourage-le à réfléchir à des solutions et à comprendre que chaque épreuve est une chance de grandir, d’apprendre, d’avancer dans la vie.

4. Positivité du matin

Chaque matin, commencez la journée avec une affirmation positive ou une phrase inspirante, que vous pouvez dire ensemble avec ton enfant. « Aujourd’hui est une magnifique journée », « Ce matin, je choisis d’être de bonne humeur », « Cette journée va m’apporter du bonheur ».

On peut la dire, l’écrire sur un tableau, ou sur un post-it que ton enfant pourra garder avec lui toute la journée.  

5. Le bon côté des choses

En cas de changement, de difficulté ou de déception, sans nier ce que ton enfant ressent, montre-lui qu’il y a toujours des alternatives et un bon côté.

Par exemples : « Malheureusement, l’école est fermée et je ne verrai pas mes amis… mais heureusement, je profite de ma journée pour relaxer et jouer à la maison », « Oh non ! La roue de mon vélo est brisée… heureusement, je peux me promener à pied et comme ça, j’ai le temps de ramasser des fleurs ».

L’idéal est que ton enfant trouve lui-même ce bon côté. Au début, il aura peut-être du mal, mais il va développer son optimisme.

Le plus : être un modèle positif

Les enfants apprennent par l’exemple.

En montrant une attitude optimiste dans la vie, même face à des situations difficiles, et en exprimant des solutions constructives, tu enseignes par l’exemple à ton enfant que rien n’est insurmontable.

Avoir une attitude positive et ouverte, communiquer, accepter ses émotions et les gérer, va créer un environnement familial favorable pour que ton enfant apprenne à gérer ses émotions et développe une attitude positive. S’il te voir faire ainsi, il va le faire aussi.

En intégrant ces quelques trucs dans votre vie, tu offres à ton enfant des outils concrets pour cultiver l’optimisme et développer une perspective positive. Ces petites pratiques quotidiennes peuvent avoir un impact profond sur son bien-être émotionnel et sa vision du monde et seront un atout pour son bonheur futur.

Par Sophie Seguin, responsable des communications pour Cible Famille Brandon

Pour aller plus loin…

Quelques livres disponibles dans la bibliothèque de Cible Famille Brandon :

  • Mieux vivre avec un enfant déprimé ou anxieux, Sam Cartwright-Hatton
  • Pour une enfance heureuse, Dr Catherine Gueguen
  • Les Psy-trucs pour les enfants de 0 à 3 ans, Suzanne Vallières
  • Les Psy-trucs pour les enfants de 3 à 6 ans, Suzanne Vallières
  • Les Psy-trucs pour les enfants de 6 à 9 ans, Suzanne Vallières

Consentement, ce malmené pendant le temps des fêtes…

  • Va donner un bec à ta tante
  • Allez, vas-y, elle attend ton bec avant de partir !
  • Veut paaaaassss !!
  • Ça c’est pas poli, tu ne l’as pas vu depuis 6 mois !

Ça vous fait penser à une situation vécue ? Ou encore…

  • Oh! T’as vu, c’est le Père Noël qui vient te porter tes cadeaux !
  • Aaaaaahhhh!!! Whouah, Whoooah, Snif-snif,
  • Si tu veux que le père Noël te donne ton cadeau, il faut que tu t’assoies sur lui…
  • Nnoooooon…. Bouh, Ouinnn, Ouinnn… Snif, snif…
  • Bon ben on va lui dire de repartir au Pôle Nord avec ton cadeau d’abord !

Ah, le temps des fêtes ! Les retrouvailles familiales, c’est le fun : on rit, on fête ! Mais parfois, on fait face à beaucoup de pressions ou de conventions sociales… Bien que ces situations partent souvent de bonnes intentions (faire plaisir à la tante, pousser l’enfant à dépasser sa peur du Père Noël, etc.), elles emmènent malheureusement les enfants à croire que leur consentement n’a pas d’importance et n’est pas respecté par les adultes significatifs de leur entourage… Et si cette année, on évitait de se mettre la pression pour respecter des conventions et on mettait de l’avant nos valeurs ?

Qu’est-ce que c’est le consentement ?

Selon le dictionnaire Larousse, le consentement, c’est « l’action de donner son accord à une action, à un projet ». C’est donc l’action de dire oui ou non à une proposition. De plus, le consentement est un processus. C’est-à-dire qu’il peut être retiré à tout moment.

Évidemment, il existe tout plein de nuances entre le oui et le non. Par exemple, l’enfant pourrait ne pas avoir envie de donner un bec à sa tante, mais avoir envie de lui faire un high five pour lui dire au revoir. Il faut avoir l’espace pour ressentir et exprimer ces nuances et être entendu.

On respecte le consentement si on écoute la réponse de l’autre à la proposition. Il faut aussi prendre le temps de se demander si on a réellement proposé quelque chose ou on l’a imposé.

Pour pouvoir affirmer qu’il y a eu consentement, celui-ci doit être :

  1. Libre de toute contrainte, pression ou menace physique, psychologique ou matérielle. Dans l’exemple du Père Noël qui va repartir au pôle Nord sans donner le cadeau à l’enfant, si l’enfant finit par dire oui pour aller s’asseoir sur le père Noël, il ou elle ne le fait pas de façon libre, car il fait face à la menace de ne pas avoir ses cadeaux.
  1. Éclairé ou informé. Est-ce que la personne comprend bien ce qui lui est proposé ? Est-ce qu’elle a reçu toute l’information nécessaire pour prendre une décision éclairée ?
  2. Enthousiaste ou authentique. Est-ce que la personne ressent un « OUI » authentique et enthousiaste ou elle se force pour correspondre aux normes sociales par exemple ?

Sur le plan légal, la convention internationale relative aux droits de l’enfant, à laquelle le Canada adhère, stipule à l’article 12 que « Les États parties garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. »

Il existe des petites exceptions où le consentement de l’enfant peut ne pas être pris en compte

Si l’intégrité physique ou psychologique ou la vie de l’enfant ou de quelqu’un d’autre est en danger. On peut donc se poser cette question avant d’agir et s’assurer que l’action que l’on souhaite poser sans son consentement vise à assurer sa sécurité ou celle des autres.

Apprentissage du consentement

Les enfants apprennent très jeunes les bases du consentement. Il faut comprendre que peu importe si l’on organise volontairement des exercices sur le consentement avec l’enfant ou pas, il ou elle l’apprendra à travers ses différentes expériences de vie. Aussi bien s’assurer qu’il ou elle l’apprenne de façon positive et non par des expériences négatives.

Apprendre le respect du consentement dès son plus jeune âge est la meilleure protection contre les agressions de toutes sortes qui pourraient survenir tant dans l’enfance qu’à l’âge adulte. En tant qu’adultes significatifs, on a un grand rôle à jouer dans ces apprentissages.

On doit évidemment s’ajuster à l’âge de l’enfant dans les exercices d’apprentissages ou dans les expériences de vie. Par exemple, pour un enfant en très bas âge qui n’a pas développé le langage verbal, on peut porter attention au langage physique. Si l’enfant montre un signe de malaise, c’est sa façon d’exprimer un non.

Et comment on s’y prend ? Voici 4 éléments essentiels :

1. Apprendre à poser des questions ouvertes et claires

Poser une question ouverte c’est laisser la liberté à l’autre d’y répondre dans ses propres mots et éviter de lui offrir des choix limités.

On peut pratiquer avec les enfants cet apprentissage à travers les activités que l’on fait déjà dans le quotidien. Apprendre comment demander pour emprunter un jouet, partager une activité ou une zone de jeu, par exemple.

Dans l’exemple de départ, quand on dit à l’enfant « Va donner un bec à ta tante », on donne un ordre, il n’y a pas de place au refus ou à une contre-proposition. On pourrait reformuler par « Est-ce que tu veux dire au revoir à ta tante ? ». Si la réponse est positive, on peut y aller avec des questions plus précises comme « Comment voudrais-tu lui dire au revoir ? » En s’adressant à l’enfant avec des questions ouvertes aussi souvent que possible, il ou elle apprendra à le faire par l’exemple.

2. Apprendre à entendre et respecter le refus, les limites ou les contre-propositions

Ce n’est pas toujours facile de se faire dire non… On peut se sentir triste, déçu ou déstabilisé par une réponse négative à une proposition qui nous enthousiasmait. En se pratiquant à le faire, on peut développer une belle posture d’accueil de l’autre, peu importe sa réponse.

On peut commencer avec des choses simples comme jouer à dire non à l’autre. Même si on le fait en contexte de jeu ou de pratique, notre cerveau s’habitue à entendre et accepter le refus de l’autre. Lors d’un refus, on peut prendre le temps de vivre l’émotion que cela suscite, prendre du recul et ensuite nommer ses émotions.

  • As-tu envie d’aller manger une crème glacée avec moi ?
  • Non.
  • As-tu une idée d’autre activité qu’on pourrait faire ensemble ?
  • Non.
  • Est-ce que tu as envie de faire une autre activité avec moi ?
  • Non.
  • D’accord, je suis triste de ne pas faire une activité avec toi, mais fais-moi signe si tu as envie d’en faire une à un autre moment.

On peut aussi se pratiquer à formuler des contre-propositions et à exprimer des limites à l’autre :

  • As-tu envie de manger de la crème glacée avec moi ?
  • Non, j’ai trop froid, mais on pourrait s’allumer un feu de foyer si tu veux ?
  • J’aimerais bien mais j’ai peur du feu. Si c’est toi qui l’allumes, je serais plus à l’aise. Est-ce que tu voudrais l’allumer ?
  • Oui, pas de souci, je vais allumer le feu en étant prudente.
  • Merci ! Veux-tu que je te propose à nouveau une crème glacée un autre jour ou tu ne préfères pas ?
  • Oui, tu peux me redemander, j’aime bien la crème glacée.

3. Apprendre à lire et comprendre ses émotions.

Il faut développer tout plein d’outils pour comprendre si à l’intérieur de soi c’est un oui ou un non que l’on ressent, pour pratiquer son « J’aime, J’aime pas ».

Il existe une panoplie d’activités, d’exercices, de lectures à faire avec les enfants de tous âges pour l’exploration des émotions. Voir la liste de références à la fin de l’article.

4. Apprendre à exprimer des limites claires.

Le plus important ici, c’est que l’enfant apprenne, avec des expériences positives répétées, que ses limites sont entendues et respectées. De cette façon, il ou elle continuera tout au long de sa vie à être confiant·e dans son droit de refuser ou d’accepter quelque chose.

On peut accompagner l’enfant en l’aidant à détailler ses propos. Par exemple, si on lui propose une activité et que l’enfant répond « non », on pourrait voir avec lui ou elle pourquoi. Le pratiquer à s’exprimer librement. Est-ce parce que tu es occupé à autre chose ? Est-ce parce que tu n’aimes pas cette activité ?

Tous ces efforts de communication vous aideront à mieux vous connaître, renforcer le lien relationnel et ajouter de la nuance. Vous pourrez ainsi savoir si pour les prochaines fois il est pertinent de proposer à nouveau la même chose, si la proposition peut être modifiée ou si vous ne devez plus faire de propositions qui s’apparente à celle-ci. Communiquer ainsi permettra de se sentir écouté et respecté.

L’exploration des émotions, comme mentionné plus haut, aidera aussi à exprimer des limites, car les limites sont très souvent reliées à une émotion.

Exercices, jeux pédagogiques et références

Tous les éléments marqués d’un * sont disponibles gratuitement en prêt pour les membres de Cible Famille Brandon.

Pour l’exploration des émotions

Livres

Jeux

Activités de Cible Famille

Activités à réaliser à la maison

  • On peut se créer un jeu de mimes-émotions : 1 personne mime une émotion et les autres doivent deviner. Mettre l’emphase sur les 4 émotions de base : Peur, joie, tristesse et colère. On peut aussi s’amuser à mimer devant le miroir avec l’enfant. Poser des questions comme : Quand tu as mimé la peur, quelles étaient les sensations physiques dans ton corps ? J’ai mimé la tristesse, toi, est-ce que ça t’arrive d’être triste ? Qu’est-ce qui pourrait te faire vivre de la tristesse ?

Vidéos

En bref, ce qu’on vous propose en cette période des fêtes c’est de :

  • Ne pas céder à la pression sociale si celle-ci va à l’encontre de vos valeurs et de l’écoute du consentement de votre enfant.
  • Montrer l’exemple aux enfants en étant à l’écoute de leurs limites et de celles des autres.
  • Favoriser la communication et les questions ouvertes.

En vous souhaitant de joyeuses fêtes !

Par Véronique Potvin, responsable TI et soutien administratif pour Cible Famille Brandon

Parents d’ados, pas toujours facile !

Quelques petites réflexions à l’attention des parents d’ados…

Finalement, il ne faut pas oublier que même si notre ado fait le dur à cuire, il a besoin de savoir que nous serons toujours là pour lui et que nous l’aimons d’un amour inconditionnel.

Par Julie Croisetière, Animatrice-éducatrice à Cible Famille Brandon