La santé mentale périnatale : une question d’équilibre !

Une mère sur trois dit être inquiète par rapport à sa santé mentale.

C’est beaucoup. C’est trop.

Malheureusement, les difficultés psychologiques pendant la grossesse ou à la suite de l’arrivée de bébé sont encore taboues… Après tout, ce devrait être une période des plus joyeuses, celle où on porte la vie !

Malgré cette joie, il est tout à fait normal de ressentir du stress, des inquiétudes et de l’incertitude. Rappelez-vous qu’une santé mentale optimale ne consiste pas en l’absence de maladie, elle fait référence au bien-être. C’est donc une question d’équilibre entre les différentes émotions vécues !

Les difficultés d’adaptation pendant la grossesse peuvent survenir autant chez les femmes que leurs partenaires. Il n’est pas étonnant que la grossesse soit une période sensible avec ses grands bouleversements. Les fluctuations hormonales, les changements dans son corps, l’adaptation aux nouveaux rôles et nouvelles priorités au sein du couple, les nouvelles responsabilités financières, et la pression sociale d’une parentalité idéale sont autant de facteurs qui peuvent causer de la détresse psychologique. Devenir parent ce n’est pas une mince affaire !

Mythes et tabous…

« Je ne me sens vraiment pas bien, mais je ne veux pas prendre de médicaments car j’ai entendu dire que ça pouvait être mauvais pour mon bébé ! »

Oui, MAIS, les difficultés psychologiques pendant la grossesse peuvent aussi faire en sorte que vous mangiez moins, que vous soyez moins active, que vous vous reposiez moins bien. Il est important d’en parler avec un·e professionnel·le de la santé car il y a des médicaments sécuritaires et il ou ellepourra vous conseiller adéquatement. Selon les études, il est plus risqué de ne pas traiter un trouble de la santé mentale que de prendre des médicaments.

Les tabous entourant les troubles de la santé mentale pendant la grossesse font en sorte que bien souvent on n’en parle tout simplement pas. Oseriez-vous dire que vous êtes tristes, brûlé·es, ou même indifférent·es à l’idée de l’accueil de votre enfant ? J’aimerais que la réponse soit « oui » pour chaque parent, mais ce n’est pas le cas actuellement. Il est pourtant essentiel que chaque femme et son ou sa partenaire se sentent assez en confiance de nommer tout haut ce qui se passe dans le silence. Être en mesure de le dire à notre partenaire, un·e ami·e, en parler au groupe Mèrentraide à Cible Famille Brandon ou à un·e professionnel·le de la santé et confier que « ça ne va pas » est la première étape.

L’importance d’obtenir du soutien psychologique pendant la grossesse n’est pas seulement pour s’assurer que tout le monde est en santé. L’aide, qui devrait inclure un soutien émotif adéquat, sera utile pendant la grossesse en permettant d’éviter certaines complications. Elle pourra surtout améliorer notre capacité à entrer en relation avec notre bébé après sa naissance, à éviter que l’on s’isole davantage et à réduire le risque d’une dépression pendant la période postnatale.

Mythes et tabous…

« Allez Philippe, c’est juste une phase difficile. C’est sûr qu’avec Maélie qui a juste 4 mois et la dépression d’Anabel, ce n’est pas facile. Tout ira mieux bientôt ! C’est normal que tu te sentes aussi impuissant et frustré. »

Oui, MAIS, en réalité la dépression postnatale ce n’est pas réservée juste aux mères. Les pères et partenaires peuvent aussi faire des dépressions postnatales. Ça ne va pas juste « passer » en gardant le sourire, c’est important de demander du soutien !

Faire la différence entre le baby blues et la dépression postnatale 

Votre bébé est arrivé et vous vivez plein de beaux moments, mais aussi des sautes d’humeur, de la fatigue et beaucoup de frustrations !

Vous vous sentez peut-être dépassés par les nombreuses adaptations survenant au cours des premiers jours de vie de votre bébé. Vous vous demandez peut-être si ce que vous ressentez est normal ou une source d’inquiétude ?

Le baby blues

  • Affecte de 50 à 80 % des mères après une grossesse,
  • Se caractérise par de la fatigue, des sautes d’humeur, de la tristesse, de la difficulté à se concentrer, et de l’insomnie,
  • Survient quelques jours après la naissance de bébé jusqu’à 2 semaines,
  • Aucune intervention d’un·e professionnel·le de la santé n’est requise. Les symptômes se résorberont par le passage du temps.

Mythes et tabous…

« Mon amie est inquiète pour moi car elle dit que je suis déprimée, on dirait qu’elle n’a jamais entendu parler du baby blues, ça fait juste 2 mois que Mathis est né. »

Oui, MAIS, quand les signes et symptômes perdurent plus de 2 semaines on ne parle plus de baby blues, mais bien de dépression postnatale, ce qui nécessite de l’aide d’un·e professionnel·le de la santé.

La dépression postnatale

  • Affecte de 10 à 20 % des mères et jusqu’à 10 % des pères,
  • Se caractérise par une variété de symptômes dont : fatigue, sautes d’humeur, tristesse, perte d’énergie, désintérêt ou manque de plaisir, troubles du sommeil et de l’appétit, qui mènent à des sentiments de culpabilité, d’irritabilité, d’agressivité, d’isolement et d’autodévalorisation et qui peuvent mener à la fuite dans le travail, les sports ou la consommation (incluant les jeux vidéo),
  • Peut être associée à de l’anxiété,
  • Survient de 2 semaines jusqu’à 1 an après la naissance de bébé,
  • Nécessite la consultation d’un·e professionnel·le de la santé.

Mythes et tabous…

« Je trouve ça très pénible depuis que Charlie est arrivé, on dirait que je n’y arrive pas. Je suis brûlée, je pleure tous les jours et je ne sors plus de la maison. Malgré tout, ce n’est pas si grave, je réussis quand même à m’occuper de Charlie, c’est ça le plus important. Je ne suis pas déprimée sinon je ne pourrais pas m’en occuper quand même. »

Oui, MAIS, ce ne sont pas tous les parents souffrant de dépression qui n’arrivent plus à s’occuper de leurs bébés. On peut faire une dépression et quand même être de très bons parents.

Nous vous suggérons le documentaire « Maman, pourquoi tu pleures ? » par Jessica Barker. Pour en savoir plus cliquez ici

Comment obtenir de l’aide ?

L’essentiel c’est de se laisser du temps pour apprivoiser tous ces changements, retrouver ses repères ou s’en créer des nouveaux. N’ayez pas peur de communiquer vos besoins à vos proches et de respecter votre rythme. Entourez-vous de gens qui nourrissent votre équilibre par l’écoute et qui vous soutiennent pendant cette grande transition. Il faut d’abord prendre soin de soi, pour prendre soin de nos enfants !

Par Julie Brown, étudiante sage-femme de troisième année, stagiaire pour Cible Famille Brandon 

Pour en savoir plus sur les activités et services de Cible Famille Brandon en périnatalité :

La balade en nature en famille : une activité simple aux multiples bienfaits

Le soleil tente de petites percées et les températures remontent tranquillement… Pour profiter du printemps qui arrive, on vous emmène faire une balade en nature !

Simple, facilement réalisable et accessible à tous les budgets, la promenade en famille au sein de la nature est une activité aux nombreux bienfaits.

Quelques conseils avant de commencer notre escapade :

1. S’équiper comme il faut

Tu connais déjà la chanson : une petite tuque si nécessaire (il fait parfois plus frais dans la forêt), des bottes (c’est plate avoir les pieds mouillés), une bouteille d’eau, etc.

2. Prendre le temps

Vous êtes là, ton enfant et toi, pour le PLAISIR.

L’idée n’est pas de faire une grande randonnée ni de préparer un marathon, mais au contraire, de prendre le temps de flâner et relaxer.

Il se peut que ton petit explorateur ou que ton aventurière en herbe décide que chaque pierre sur le sentier doive être inspectée de près !

C’est correct. Ton enfant t’enseigne à ralentir. Essaie, suis son rythme, tu vas voir, ça fait du bien.

La nature, formidable terrain de jeux et d’apprentissage

En forêt ou dans un autre espace de nature, ton enfant peut prendre le temps, mais il peut aussi se dé-fou-ler !

C’est l’endroit idéal pour libérer ses tensions. Ton enfant va se dépenser physiquement tout en s’amusant et en exerçant ses capacités psychomotrices. C’est idéal pour développer son autonomie et sa confiance en soi.

Loin de notre monde hyperconnecté et de nos écrans, l’environnement naturel offre une source infinie d’inspiration et de curiosité pour l’enfant. Il explore le monde qui l’entoure avec émerveillement.

Un simple bout de bois peut se transformer en baguette magique ou en épée et une pierre en un précieux trésor !

En observant les plantes, les animaux et les éléments naturels, l’enfant développe son sens de l’observation et sa compréhension du monde. Sans s’en rendre compte, il apprend la biologie et intègre des phénomènes physiques.

Éveil des sens et sérénité

Ces moments privilégiés sont une opportunité d’éveiller tous les sens.

Pourquoi ne pas s’arrêter un instant ?

On s’assoit sur une roche, on respire, on écoute, on touche, on sent, on ressent. L’odeur de la forêt, un oiseau qui chante par ci, une branche qui craque par-là, un petit courant d’air qui caresse la joue… Prendre le temps, relaxer et contempler cet environnement, ça fait du bien à nos petit·e·s… et aux parents aussi !

En favorisant le calme et la connexion à la nature, la balade en forêt permet ainsi à l’enfant de se connecter à ses ressentis et à ses émotions.

Profiter des bienfaits de la vitamine N

Tu l’as surement déjà constaté, après une balade en nature, on se sent apaisé. Ton enfant est plus calme et dort mieux. C’est l’effet de la vitamine N, la vitamine « Nature » !

De nombreuses recherches ont montré que l’exposition à la nature stimule la créativité, réduit le stress, les symptômes d’anxiété et de dépression et favorise la résilience émotionnelle.

De même, plusieurs études montrent que le contact avec la nature et l’environnement vert réduisent les symptômes du TDAH. On observe une amélioration de la capacité de concentration.

La promenade en nature favorise aussi une bonne santé physique et le renforcement du système immunitaire.

La vitamine N joue un rôle important dans le bien-être physique, mental et émotionnel.

Comment ça marche ?

  • La couleur : le vert a un effet apaisant et revitalisant.
  • La lumière : la luminosité naturelle et les jeux d’ombres et de lumières dans les feuilles d’arbres agissent comme une luminothérapie. En plus, l’exposition au soleil permet à notre système de synthétiser la vitamine D.
  • L’air pur : en nature, moins de pollution, et en plus, les feuilles d’arbres ont un effet filtrant.
  • Les sons : les chants d’oiseaux ou le bruit de l’eau sont apaisants.
  • Les phytoncides : ce sont des molécules émises par les arbres qui ont une action bénéfique sur notre cerveau et notre système.
  • La mycobacterium vaccae : présente dans presque tous les sols forestiers, cette petite bactérie non-pathogène agit comme antidépresseur et renforce le système immunitaire et les capacités cognitives.
  • L’exercice physique : c’est bon pour la santé, comme tu le sais, ça oxygène le corps, diminue les tensions et le stress…

Tout cela induit de nombreux changements bénéfiques dans notre corps : réduction des hormones du stress, augmentation des substances qui favorisent le sentiment de bien-être, baisse de la fréquence cardiaque, renforcement des poumons, des muscles, des articulations, du cœur, etc.

Et les bienfaits de cette activité toute simple ne s’arrêtent pas là…

Renforcement des liens parent-enfant

La balade en nature avec ton enfant est l’occasion de se créer de chouettes souvenirs. Vous vous souviendrez, ensemble, de ces beaux moments, de ces découvertes et apprentissages, de ce paysage qui a suscité votre émerveillement ou de cette pluie qui vous a obligé·es à aller vous abriter sous un arbre. C’est le partage d’une expérience agréable.

Au calme dans la nature, on est plus disponible pour apprécier pleinement ce temps passé ensemble. C’est un moment de cohésion propice aux renforcements des liens familiaux.

De plus, ton enfant perçoit ton état émotionnel. Alors si cette balade t’apaise, il le ressent et vous vivez ces instants de bien-être ensemble.

Éveiller la conscience écologique de ton enfant

En expérimentant ce bien-être en nature, ton enfant apprend à la connaitre et à l’apprécier.

Avec cette expérience positive, c’est son lien d’attachement à la nature qui se développe.

En explorant les collines et les forêts ensemble, tu peux aussi lui transmettre amour et respect de la biodiversité.

Par l’observation de cet environnement, l’enfant découvre les innombrables facettes du monde vivant. Un écureuil amusant dans un arbre, un papillon qui butine, de la mousse sur le bord d’un ruisseau… Il comprend que la nature est vivante, elle aussi.

Avec son regard émerveillé d’enfant, ton petit minou est sensibilisé à la beauté et la fragilité de cet environnement.

Il sera donc plus porté, en grandissant, à la protéger.

On y va ?

Alors, on part en balade ?

Prend ton petit curieux ou ton apprentie chercheuse par la main et partez à la découverte de la merveilleuse nature. Qui sait ce que vous pourriez trouver au détour d’un sentier ? Un ruisseau, un lièvre, une perdrix, une licorne ?

En tout cas, prendre le temps de se ressourcer en nature avec ton petit trésor, c’est ça la véritable magie !

Où aller se promener dans le coin ?

Cette liste est non-exhaustive. Renseigne-toi auprès de ta municipalité ou de ta région pour plus d’info.

Surveille aussi nos activités !

Par Sophie Seguin, responsable des communications et du développement à Cible Famille Brandon et amoureuse de la nature

Ma grossesse, notre bébé, nos choix !

Droits entourant la période périnatale : comment s’y préparer ?

Félicitations ! Le test est positif, bienvenus dans le club, vous allez devenir parents ou agrandir votre magnifique famille !

L’aventure de la parentalité s’ouvre à vous et vous aurez des décisions importantes à prendre. Pas de temps à perdre. Mais avant de se laisser emporter par le raz de marée, prenons un petit moment ensemble pour se poser une question qui est trop souvent mise de côté : quels sont vos droits comme parents ?

Le sujet des droits est assez large et n’est pas nécessairement le premier qui vient à l’esprit quand l’on apprend qu’on va devenir parents. Mais justement, ça change quoi de les connaitre pour la grossesse, l’accouchement, la période postnatale et les soins pour votre bébé ?

Votre choix, dès le début !

Tu as le droit de choisir les professionnel·le·s de la santé pour le suivi de ta grossesse ! Oui oui, c’est toi qui décides si tu as envie d’un suivi avec un·e sage-femme, un·e omnipraticien·ne, un·e infirmièr·e praticien·ne spécialisé·e ou un·e gynécologue-obstétricien·ne. Et si, en cours de route, ça ne marche pas comme tu le souhaites avec la personne que tu avais choisie au départ, tu as le droit de changer à tout moment ! Tu sais, les interactions avec certaines personnalités très différentes de la nôtre, ce n’est pas facile même à l’âge adulte.

Je t’arrête là, je t’entends déjà « Je ne suis pas pour changer de médecin juste parce que c’est une boule d’énergie et que moi, j’aime le calme quand même ! ». Oui, comme adulte on devrait quand même pouvoir interagir avec des gens ayant des personnalités différentes et s’entendre. Mais si les différences ou frictions empêchent le développement d’une relation de confiance, ça pourrait nuire à exercer tes autres droits.

La grossesse, l’accouchement et la période postnatale représentent des moments de grande vulnérabilité où l’on doit se sentir en sécurité, en confiance et bien entourées pour vivre ces moments de la manière souhaitée !

L’information : la base du choix

Tu as le droit d’avoir accès à une information complète.

C’est quoi ça ? C’est être renseignée sur les avantages, les limites, les inconvénients et les effets indésirables en lien avec ce qu’on nous propose.

Que ce soit un dépistage, un examen, une intervention ou un médicament, tu as le droit de savoir pourquoi on te le propose, à quoi ça sert et ce que ça peut faire dans ton corps ou dans celui de ton bébé. On doit aussi te proposer des alternatives et toujours inclure l’option de décliner la proposition.

De plus, il ne devrait pas y avoir de représailles si tu optes pour une des alternatives ou si tu refuses.

Avoir accès à une information complète, c’est aussi connaitre toute l’information entourant l’évolution de sa grossesse.

Vrai ou faux ?

Tu peux avoir accès à ton dossier médical sur simple demande, et ce, en tout temps ?

VRAI. Ton dossier médical t’appartient. Tu as donc le droit d’y avoir accès en tout temps. Tu peux en demander une copie auprès de la personne responsable de ton suivi de grossesse et une copie doit t’être remise. Il se peut que tu aies à adresser ta demande aux archives de l’établissement de santé concerné par contre.

Tu peux quitter l’hôpital sans que toi et ton bébé ayez reçu le congé médical officiel signé en bonne et due forme ?

VRAI.  C’est une chose de rester à l’hôpital plus longtemps, car toi ou ton bébé avez besoin d’un soin particulier, mais c’est une toute autre chose lorsqu’on reste pendant des heures inutilement parce qu’on attend notre congé ! Je tiens à souligner que ceci s’applique surtout pour le contexte d’un suivi avec un·e médecin et d’un accouchement en centre hospitalier. Un·e sage-femme donne généralement le congé trois heures après la naissance si maman et bébé vont bien, car il y aura une visite à domicile dès le lendemain.

Vos droits pour l’accueil de votre enfant !

Une fois que votre bébé est né, vous avez le droit de :

  • le garder avec vous et d’avoir accès à des mesures facilitantes;
  • l’allaiter ou non, d’avoir accès au soutien adéquat en tout temps et d’exiger qu’aucun supplément additionnel ne lui soit donné;
  • décider quels soins lui sont apportés : On doit donc vous en parler AVANT de les faire et vous avez toujours l’option de les décliner. Dans un rare cas où votre bébé a besoin de soins immédiats et urgents après sa naissance, ça peut aller vite, mais on devrait ensuite prendre le temps de vous expliquer ce qui s’est passé, les soins donnés et ceux à venir. Pendant le séjour, si votre bébé a besoin de dépistages, de médicaments ou de suivis particuliers, vous avez le droit de savoir pourquoi et de les décliner si vous n’en voulez pas.

Je t’arrête là à nouveau, je t’entends déjà te dire « Je ne dirais pas non à des soins dont mon bébé a besoin, je veux que mon bébé soit en santé ». C’est vous qui prenez les décisions pour votre bébé et il se peut que l’on vous propose des soins qui ne correspondent pas à vos valeurs. Vous êtes les parents, c’est votre bébé donc c’est votre choix ! De là l’importance d’être bien renseigné·e·s.

Exemples de soins qu’on peut proposer au nouveau-né

  • Application de l’onguent ophtalmique
  • Injection de vitamine K
  • Programme de dépistage québécois néonatal sanguin et urinaire
  • Suivi de glycémie
  • Suppléments de préparation commerciale pour nourrissons
  • Aspiration des sécrétions
  • Et il peut y en avoir d’autres…

Comment faire valoir et respecter vos droits ?

La première étape : se renseigner

Bonne nouvelle, c’est fait, vous avez lu jusqu’ici, donc vous connaissez mieux vos droits !

Il se peut que vous n’ayez pas à faire de démarches particulières pour faire valoir vos droits, mais il est préférable de s’y préparer.

La deuxième étape : s’outiller

Informez-vous sur les différentes étapes de la grossesse et l’accouchement ainsi que la période postnatale. Posez des questions aux professionnel·le·s que vous aurez choisi·e pour le suivi de grossesse, et qui pourront vous offrir l’information nécessaire pour prendre les décisions relatives aux soins de maman et de bébé.

Déterminer vos souhaits de naissance

Détermine tes souhaits avec ton ou ta partenaire et parles-en à ta famille, aux personnes qui vont t’accompagner à la naissance et surtout aux professionnel·le·s de la santé qui vous entourent.

Établissez un plan de match ensemble et écrivez-le dans un plan de naissance que vous pouvez amener avec vous. Voici un bel outil créé par Cible Famille Brandon, dans une approche de coparentalité.

Assurez-vous d’y inscrire les éléments essentiels auxquels vous tenez. Par exemple, c’est important d’y inscrire que tu aimerais réduire le va-et-vient dans la chambre et faire diffuser de l’huile essentielle de lavande pendant le travail, pour favoriser une ambiance de détente. C’est tout aussi important de noter que tu ne veux pas une intervention médicale ou que tu aimerais que l’on t’offre des moyens d’accompagnement de la douleur non pharmacologiques en premier.

Une fois votre plan de naissance rédigé, comment s’assurer qu’il sera lu et respecté ? Est-ce que ta ou ton partenaire se sent capable d’être la personne gardienne de vos souhaits ou c’est préférable de donner ce rôle à une autre personne ? Parfois, écrire un plan de naissance ne suffit pas. Ça prendra peut-être une personne qui n’hésitera pas à parler en votre faveur et poser les bonnes questions au bon moment pour faire valoir vos souhaits. Qui sera cette personne pour vous ? Un autre membre de la famille, un·e ami·e, un·e accompagnant·e à la naissance ?

Tu as l’impression que tes droits n’ont pas été respectés ?

Il arrive parfois que quelque chose se soit passé qui nous laisse avec des émotions fortes. On n’arrive pas toujours à mettre le doigt exactement sur ce qui nous dérange par rapport à l’événement en question. On peut vivre entre autres de la frustration, de l’incertitude ou de la tristesse.

Si tu crois que tes droits n’ont pas été respectés ou que tu as vécu une violence obstétricale, c’est important  de déposer ton vécu auprès de ton ou ta partenaire, d’un proche, ou auprès d’autres parents. En parler et être soutenue t’aidera à cheminer à travers les différentes émotions que tu ressens.

Tu peux aussi questionner les gens impliqués. Ça te permettra peut-être de mettre l’événement en perspective. Ceci ne changera pas ton vécu, mais peut t’aider à répondre à des questions et des doutes que tu pourrais avoir.

Viens en parler à Mèrentraide à Cible Famille : se sentir écoutée et entendue fait un grand bien.

Écris une lettre décrivant l’expérience et ton ressenti : mettre sur papier ou à l’écran ce qui nous a blessé·e·s et ce qu’on aurait aimé à la place peut être libérateur. Cette lettre peut être conservée pour plus tard, remise à un·e proche, simplement détruite ou brûlée symboliquement. À toi de voir ce qui te fera du bien !

Tu peux aussi consulter un·e professionnel·le de la santé mentale qui pourra t’accompagner adéquatement. Voici le lien du portail de ressources en santé mentale de Lanaudière.

Il existe plusieurs recours si tes droits n’ont pas été respectés :

  • Tu peux déposer une plainte formelle auprès du Commissariat aux plaintes et à la qualité des services de l’établissement de santé concerné. Voici le lien pour le CISSS de Lanaudière : https://www.cisss-lanaudiere.gouv.qc.ca/votre-cisss/commissaire-aux-plaintes-et-a-la-qualite-des-services/
  • Une plainte peut également être déposée auprès de l’Ordre professionnel de la personne impliquée. Il suffit d’aller sur le site de l’ordre et il y a toujours une page dédiée à la protection du public. Faire une plainte peut te redonner de la puissance dans le processus car tu vas contribuer à améliorer les services rendus et éviter que cela ne se reproduise pour d’autres personnes.
  • Finalement, tu peux consulter un·e avocat·e afin de déposer un recours en responsabilité civile en vue d’obtenir une compensation pour vos dommages. Le délai de prescription est normalement de trois ans après la date de l’événement ayant causé le dommage.

En bref…

La grossesse et l’accueil d’un enfant représentent des expériences uniques. Beaucoup de choix s’offrent à vous. Prenez le temps de bien vous informer auprès des professionnel·le·s qualifié·e·s, de votre Centre de ressources périnatales ou de ressources en ligne fiables[1]. Laissez-vous un temps de réflexion afin d’établir ce qui est important pour vous, car cette expérience vous appartient. C’est par l’entremise de vos choix que votre histoire se dessinera !

Il faut se rappeler que le respect passe forcément par l’imposition de limites. Quelles sont vos limites pour votre grossesse et la naissance de votre enfant ?

Les choix que vous ferez pendant la période périnatale ne sont que les premiers parmi des milliers que vous aurez à prendre comme parents.

Mon souhait pour vous, chers parents, soyez bienveillant·e·s envers vous-même et faites-vous confiance !

Par Julie Brown, étudiante sage-femme de troisième annéestagiaire pour Cible Famille Brandon 

Crédit photos : Galerie d’images du Regroupement Les sages-femmes du Québec 

[1] Quelques références :

Pour en savoir plus sur les activités et services de Cible Famille Brandon en périnatalité :

Le jeu : outil de développement et d’apprentissage

Le jeu est le moyen le plus efficace pour favoriser tous les aspects du développement de l’enfant. Tous ses apprentissages passent par le jeu.

Selon la Société canadienne de pédiatrie, un enfant âgé entre 1 et 4 ans devrait accumuler au moins 180 minutes d’activité physique, de tout niveau d’intensité, au cours d’une journée. Pour un enfant de 5 ans, c’est un minimum 60 minutes de jeu énergique. Cela devrait comprendre une multitude d’activités dans des environnements variés où l’enfant pourra développer ses habilités motrices.

Jeux dirigés et jeux libres

L’enfant a besoin de différents moments de jeu dans la journée afin que ses apprentissages soient à leur maximum.

Il est bon de lui offrir des moments de jeu dirigé, c’est-à-dire des jeux structurés comme un bricolage, cuisiner, faire des casse-têtes, etc.

Il est tout aussi important de lui offrir des moments de jeu libre, c’est-à-dire des moments où l’enfant est libre de jouer à ce qu’il veut et comme il le veut. C’est la période de créativité où les jouets peuvent se retrouver par terre, tous mélangés, et où le « faire semblant » est au rendez-vous. Pour que cette période de jeu libre soit bénéfique, un minimum de 45 à 60 minutes est recommandé par jour. Le jeu libre est essentiel à l’enfant. À travers celui-ci, il invente son propre monde, sans aucune contrainte ni limite à son imagination, tout en favorisant son développement global.

Jeu extérieur, important ou pas ?

Le jeu extérieur est très important, il est même conseillé d’aller jouer dehors au moins 30 minutes par jour. Cependant la Société canadienne de pédiatrie recommande de ne pas envoyer les enfants jouer dehors si le facteur de refroidissement du vent abaisse la température à -28˚C (-15 ˚F) ou moins.

Dehors, c’est le meilleur endroit pour laisser l’enfant explorer son imaginaire, exercer son développement global, ses habiletés sociales, son langage et même son autonomie.

Prenons l’exemple d’aller jouer au parc. Pour s’y rendre, on peut y aller à pied et prendre le temps de discuter de ce qu’il y a sur la route. Arrivé au parc, l’enfant s’amuse à grimper, à courir. Il voit d’autres enfants et joue avec eux. Il crée des histoires avec ses pairs, invente des jeux, etc.

Cela n’est pas toujours facile de faire de la place dans la journée pour une sortie, mais c’est tellement important pour l’enfant.

Prenez quelques instants pour vous souvenir de ces moments de votre enfance… Peut-être est-ce l’époque où, lorsque vous deviez rester à l’intérieur, c’était une pénitence pour vous ! Alors pourquoi ne pas offrir ce merveilleux endroit de découvertes à votre enfant. Allez au parc ensemble ou dans la forêt. Qui sait, peut-être retomberez-vous aussi en enfance !

Papa(s), maman(s) et le jeu 

Papa(s) et maman(s) détiennent un rôle important dans cet apprentissage, tout en ayant chacun leur propre façon de s’amuser avec l’enfant. Certains parents sont plus physiques, s’amusent pour le plaisir, sont plus compétitifs et aiment l’action. Il y en a d’autres pour qui c’est l’éducation qui compte avant tout. Ceux-ci tendent à mettre de l’emphase et de l’énergie sur la transmission de certains apprentissages, comme découper, tenir un crayon pour dessiner, écrire son nom ou préparer l’enfant en vue de l’entrée à l’école.

La diversité des approches de chaque parent est bénéfique et au bout du compte, elles se complètent dans leurs interventions.

En jouant avec son enfant, chaque parent apprend à mieux le connaître et favorise le lien d’attachement avec lui. À travers le jeu, il est plus facile d’observer les forces et les défis de son enfant. Jouer avec un enfant, c’est aussi profiter du moment présent avec lui, tout en réduisant le stress.

L’exploration des sens

L’univers des jeux s’étend à l’infini. Le jeu est une façon bien simple et très amusante pour explorer l’univers des cinq sens : l’ouïe, la vue, l’odorat, le toucher, le goût, peuvent être stimulés et développés.

Même à un très jeune âge, l’enfant peut explorer ses cinq sens. Ceux-ci constituent la porte d’entrée qui lui permet de découvrir le monde et de réaliser des apprentissages qui auront un impact positif sur son développement.

Laisser libre cours à la créativité

La créativité et l’imaginaire chez l’enfant peuvent être exercés de plusieurs façons et très facilement. Nous n’avons qu’à penser au père Noël ou à la fée des dents que nous faisons évoluer dans son imaginaire et qui font partie des premières années de sa vie, des monstres que l’on retrouve sous le lit ou dans les garde-robes, des super-héros, des mondes, des histoires qu’il crée et croit réels.

L’imaginaire de l’enfant est sans limite, mais lorsque nous parlons de créativité, c’est une autre histoire, car l’enfant rencontrera sur son chemin un « ennemi » très présent dans sa vie : son parent ! Souvent, en tant que parents, nous tenons à montrer à notre enfant les choses correctement. Par exemple, si l’on dessine un bonhomme, on montre à l’enfant à mettre les yeux en haut du nez et la bouche en bas du nez, le plus centré possible dans le visage. Mais plus nous portons attention au réalisme des choses, plus nous limitons sa créativité. La créativité a besoin de dépasser les limites. Le parent, par son attitude, encourage ou décourage la créativité. Il n’est pas facile de juger de la bonne dose de réalisme à respecter pour que la créativité s’épanouisse.

Essentiel à l’enfant, le jeu soutient les différents aspects du développement, l’exploration des 5 sens et la créativité ! Pourquoi ? Parce que le jeu est l’outil principal de l’apprentissage de l’enfant.

Par Julie Croisetière, éducatrice et animatrice à Cible Famille Brandon

Pour aller plus loin dans l’exploration du jeu, Cible Famille Brandon offre plusieurs ateliers parents-enfants tels que :

De la pâte à modeler de pros à la maison !

Quels enfants n’aiment pas jouer avec de la pâte à modeler ? En tout cas, de mon côté, je n’en connais pas !

Comme la pâte à modeler commerciale sèche souvent rapidement et finit par être coûteuse… pourquoi ne pas la faire soi-même ?

Je vous propose 4 recettes différentes qui plairont assurément à toutes ces petites mains.

SAVIEZ-VOUS QUE…

Outre le fait que les enfants aiment la pâte à modeler, celle-ci favorise plusieurs aspects du développement. En utilisant un petit couteau, des ciseaux, un emporte-pièce ou tout simplement ses petites mains pour faire des boules, l’enfant travaille sa dextérité manuelle. Mais ce n’est pas tout, il développe aussi sa créativité, son autonomie et son langage.

La plus parfumée : pâte à modeler au Jell-O

Ingrédients :

  • 1 tasse de farine
  • 1 boîte de Jell-O (85g) de la saveur et de la marque de votre choix (selon la saveur choisie, le parfum et la couleur varieront)
  • ¼ de tasse de sel
  • 1 cuillère à soupe de crème de tartre
  • 1 tasse d’eau
  • 2 cuillères à soupe d’huile

Préparation :

  1. Dans un chaudron, mélangez la farine, la poudre de Jell-O, le sel et la crème de tartre.
  2. Ajoutez l’eau et l’huile, brassez le tout. Chauffez le mélange à feu doux en brassant continuellement.
  3. Au bout de 2 à 3 minutes, la pâte épaissira et formera des grumeaux.
  4. Après 2 à 3 minutes supplémentaires, vous obtiendrez une véritable texture de pâte à modeler. Le mélange se détachera par lui-même des bords de la casserole. Retirez le tout du feu.
  5. Pétrir de temps en temps la pâte jusqu’au rebondissement complet.
  6. La pâte à modeler se conserve dans des contenants de plastique à la température ambiante.

Sans cuisson et qui sent bon : Pâte à modeler au Kool-Aid

Ingrédients :

  • 1 ¼ tasse de farine
  • ¼ tasse de sel
  • ½ cuillère à table de poudre d’alun (en vente dans les pharmacies)
  • 1 tasse d’eau bouillante
  • 1 ½ cuillère à table d’huile
  • 1 petit sachet de 4,8 gr de poudre Kool-Aid

Préparation :

  1. Mélanger la farine, le Kool-Aid, le sel et la poudre d’alun.
  2. Faire un puits au centre du mélange et verser l’eau bouillante et l’huile.
  3. Mélanger à la fourchette pendant 3 à 4 minutes. Dès que le mélange est tiède, pétrir avec les mains.
  4. Pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle ne soit plus collante. Ajouter un peu de farine si nécessaire.
  5. La pâte à modeler se conserve dans des contenants de plastique pendant quelques temps au réfrigérateur.

La classique : pâte à modeler traditionnelle

Ingrédients :

  • 1 tasse de farine
  • ½ tasse de sel de table
  • 1 cuillère à soupe d’huile
  • 2 cuillères à soupe de crème de tartre
  • 1 tasse d’eau
  • Colorant alimentaire (le colorant en gel donnera une couleur plus lumineuse)

Préparation :

  1. Mélanger le colorant dans l’eau.
  2. Mélanger tous les ingrédients dans un chaudron.
  3. Faire chauffer à feu moyen en brassant continuellement.
  4. Quand le mélange se décolle bien du chaudron, c’est prêt.
  5. Retirer la pâte du chaudron.
  6. Pétrir de temps en temps la pâte jusqu’au rebondissement complet.
  7. La pâte à modeler se conserve dans des contenants de plastique à la température ambiante.

Celle qui se mange : Pâte à modeler au beurre d’arachide (Attention aux allergies !)

Ingrédients :

  • 1 pot (500 g) de beurre d’arachide
  • 6 cuillères à soupe de miel
  • Lait en poudre écrémé (assez pour donner la consistance désirée à la pâte)

Préparation :

  1. Mélanger tous les ingrédients, jusqu’à consistance désirée.
  2. Amusez-vous ! Ce qui est merveilleux c’est qu’on peut la manger !

Je vous souhaite des heures de plaisirs avec vos petits trésors !

Par Julie Croisetière, éducatrice et animatrice à Cible Famille Brandon